Plat en étain, dit « patène de Nuremberg », orné d'une Résur - Lot 215

Lot n° 215
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Estimation :
400 - 600 EUR
Plat en étain, dit « patène de Nuremberg », orné d'une Résur - Lot 215
Plat en étain, dit « patène de Nuremberg », orné d'une Résurrection et de douze anges en médaillon avec les instruments de la Passion. Nuremberg, XVIIe siècle. Plat en étain orné d'un décor figuré en relief ; sur l'ombilic, la Résurrection du Christ ; sur le marli, douze anges portant les instruments de la Passion dans douze médaillons, en alternance avec un motif de candélabre à rinceaux issus d'une tête d'ange. Diamètre : 18 cm. Fine fente entre l'onzième et le douzième ange. Le médaillon central et le marli sont bordés sur l'extérieur d'un cordon végétal ; le marli d'un cordon en frise d'oves à l'intérieur. Sur l'ombilic : le Christ ressuscité jaillit du tombeau entre deux nuées, surprenant les trois soldats qui s'étaient assoupis l'un assis en reste étonné, un autre couché peine à se redresser et le dernier s'apprête à fuir. La composition s'inspire assez librement de la Résurrection de Dürer, gravée en 1510 dans le cycle de la Grande Passion (Bartsch 15). Sur le marli : les douze anges, tous vêtus différemment, portent la bourse de Judas, le calice, l'échelle, la tunique, la lance, la croix et l'éponge, les clous, la colonne et la couronne d'épines, la verge et le fouet, les liens, une épée tandis que le dernier présente le Saint-Sépulcre. Datation : les douze anges accompagnent pour la première fois la Résurrection sur un plat de Hans Spatz II (Nuremberg, 1604-1670), au lieu des douze apôtres en médaillon qui apparaissent dans le modèle conçu par son compatriote Paulus Öham (a. 1634-1671) ; le modèle de Hans Spatz II a été repris par son fils Zacharias Spatz (a. 1661-1713), puis par Andreas Spatz (a. 1704-1752). La Résurrection figurée sur l'ombilic est à rapprocher de celle d'Hans Spatz II, qui présente quelques variantes par rapport à celle d'Öham, en particulier dans le nombre de soldats (quatre au lieu de trois) ainsi que dans le dessin de la bannière crucigère. Le revers strié et la lèvre ourlée de notre patène plaident en faveur de son authenticité ce que corroborent ses dimensions. Son diamètre est plus petit que celui des patènes d'Öham (diam. 19,9 cm) ou de celles des Spatz (diam. 19-19,2 cm) ; on la date donc du XVIIe siècle. Expert: Raphaële Skupien
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