Exceptionnelle théière en argent d'époque tout début XVIIIem - Lot 111

Lot n° 111
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Estimation :
12000 - 20000 EUR
Exceptionnelle théière en argent d'époque tout début XVIIIem - Lot 111
Exceptionnelle théière en argent d'époque tout début XVIIIeme. Modèle à fond plat au corps pansue et balustre à côtes pincées et à godrons rayonnants sur sa partie basse sur fond amati. Partie haute à décor ciselé de lambrequins avec fleurons et pompons en suspension. Couvercle à moulures de godrons en rappel de sa base, surmonté d'une prise en forme de toupie. Bec verseur à tête dit de dragon réalisé en argent fondu. Anse en ébène sculptée d'une feuille d'acanthe. Poinçons pour GAND 1722-26. Poinçon de contrôle français dit "ET", appliqué lors de son importation au XIXème siècle. Poinçon du prestigieux maître orfèvre : Pieter COLLE . Hauteur : 21,8 cm. Poids brut : 850,4 grammes. Pièce soumise à des examens en laboratoire pour analyser la composition de l'alliage d'argent. Celui ci fait ressortir par rapport au techniques de raffinage du XVIIIeme des teneurs en or conforme aux pièces du XVIIIeme et l'absence d'anachronismes par rapport aux techniques et matériaux de l'époque. Rapport disponible sur demande. Référence : le modèle réduit plus petit (637gr) de cette théière s'est vendu chez Sothebys le 9 Novembre 2009 sous le Lot 228 pour plus 34.000 euros. Modèle reproduit dans l'ouvrage de Terence de BAUDUIN, COLMAN et GOETHALS : " L'Orfèvrerie en Belgique ", page 131, référence 71. L'arrivée du thé au XVIIeme va amener les orfèvres à développer des pièces destinées à servir ce breuvage. Ces théières d'époque tout début XVIIIeme sont certainement les plus belles. Les éléments de décor exotiques évoquent le thé en particulier les poignées sculptées dites à " Tête de nubien " pour évoquer ces esclaves que l'on utilisait aux manœuvres des navires marchands. Les becs verseurs représentent un dragon, allusion à la Chine ou à l'Asie, d'où proviennent ces fameuses feuilles. Le corps de notre verseuse a été fait d'une seule pièce montée au marteau, puis ciselée. Le bec verseur est, quant à lui, issu d'une fonte (et même de 2 à en juger par l'analyse du laboratoire), expliquant la variante de teneur en argent. Par ailleurs, nous savons que les orfèvres de Gand passaient par des façonneurs pour réaliser ces pièces de fonte, expliquant des variantes sur le même modèle de ce bec verseur sur les théières répertoriées de cette époque (cf : coquemar de Gand 1722-26 de Jean-Baptiste WILLAYES, collection David WEILL, et petit modèle de théière de Pieter Colle ou bien la théière de Gand 1730-32 de Jacobus Bruno Van HOOREBEKE).
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